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Lâlé la blanche

20,00

Ömer Sayfettin

Nouvelles

Traduit du turc par François Skvor

Collection « Écriturques »
ISBN 978-2-918823-05-6
Parution : mars 2014
135×210 mm. 384 pages
Illustrations : 23 dessins de Renaud Allirand
Prix : 20 €

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Product Description

Quatrième de couverture

Lire Ömer Seyfettin est un choc. le choc de la guerre et des bouleversements liés à l’agonie de l’Empire ottoman. Choc de l’ancien qui se meurt sans que n’émerge le neuf. Choc des mots, qui, pour la première fois en Turquie, plongent dans le grand bain de la prose et de ce réel tissé d’atrocités, de violences, trempé de couleurs, de sons et d’émotions intenses. Jeune nouvelliste, Ömer Seyfettin nous entraîne avec lui dans la matière traumatique et fascinante des Balkans, de l’Anatolie du début du XXe siècle. Il meurt à 36 ans, terrassé par le diabète et l’Histoire. Si elle n’a pas raison de la maladie, son incroyable énergie littéraire produit des anticorps face à l’anéantissement promis alors aux Turcs et à la Turquie. Ömer Seyfettin n’écrit pas pour vivre mais pour survivre. Il secoue le joug de la vieille langue ottomane et y fait entrer par effraction la nouveauté et la violence du monde. Il taille dans les mots comme le réel taille taille dans la vie. Son ambition ? Donner une langue et une identité à son peuple, les fondements d’une nation, ce berceau du progrès. Écrivain révolutionnaire, ce grand lecteur de Maupassant pose de solides fondations à la littérature moderne turque. Un formidable témoignage sur le destin de ce pays.

Ömer Seyfettin, considéré comme le père de la nouvelle en langue turque. Né en 1884 à Balîkesir (Anatolie occidentale), il devient officier de l’armée ­ottomane. La découverte des auteurs français réalistes de la fin du XIXe siècle éveille sa vocation littéraire, et sa vie se place très tôt sous le double signe de la guerre et de l’écriture. Témoin de l’effondrement ottoman, il devient partisan de l’émergence d’une Turquie nationale et œuvre à substituer un turc moderne à la vieille langue ottomane. En 1912, lorsque la guerre des Balkans éclate, il est mobilisé et fait prisonnier par les Grecs. Il rentre à Istanbul un an plus tard et se voue alors complètement à son œuvre. De 1913 à 1920, il produit plus de cent cinquante nouvelles qui plongent dans la réalité des Balkans et de ­l’Anatolie du début du XXe siècle, mêlant fiction et souvenirs dans une ­écriture forte et dépouillée. Il s’éteint le 6 mars 1920, à l’âge de 36 ans.